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ALAIN PASCAUD : LA FUSION NON MERCI !

Alain Pascaud, président de l'ASPTT, ne veut pas entendre parler de fusion au tennis
© DR

Depuis quelques semaines, la rumeur d'un rapprochement entre l'Entente de Châteauroux et la section tennis de l'ASPTT agite le microcosme local. Alain Pascaud, président général de l'ASPTT Châteauroux ne veut surtout pas entendre parler d'une fusion. Et il l'exprime haut et fort...

L'Entente de Châteauroux et l'ASPTT Châteauroux tennis ne feront-elles plus qu'une dans les années (mois ?) qui viennent selon un bruit qui court depuis quelque temps ? C'est une évidence pour Alain Paillet, le président de l'Entente, et à très moyen terme. Pour Jean-Pierre Turpin, son alter ego de l'ASPTT Tennis, cela semble également inéluctable.

« On y pense. Je l'ai d'ailleurs évoqué en réunion de bureau, mardi soir. Ce n'est pas que de la rumeur, on travaille sur des choses, on avance, explique Jean-Pierre Turpin. L'idéal, ce serait d'aboutir d'ici deux ans. Entre regroupement et fusion, nous n'avons pas encore pris de décision, mais oui, on se dirigerait vers une fusion... »

En totale symbiose avec son ami « postier », Alain Paillet note : « Ce projet, on en discute depuis un certain temps. Dans deux ans, dans moins de deux ans... On verra en fonction des difficultés que l'on rencontrera. C'est de toute façon inéluctable. » Dans les grandes lignes, le projet en question viserait à offrir « à Châteauroux et au département un club phare. Nous serions ainsi plus forts pour aller devant les collectivités ou la Ligue du Centre de tennis » ajoute Jean-Pierre Turpin.

Seulement voilà, à force d'expériences malheureuses, certains mots ont disparu du dictionnaire de l'ASPTT. Au premier rang desquels la fusion. « Ah ! On peut en parler des fusions ! », s'emporte Alain Pascaud, le président général de l'ASPTT Châteauroux. « Il y a eu celle entre l'Entente de Châteauroux et la section basket au début des années 2000. À l'époque, j'étais contre, mais ça paraissait un peu plus logique parce que chacun des deux clubs s'y retrouvait. L'Entente, qui n'était pas très bien financièrement parlant, c'était à peu près 200 licenciés. »

Le basket y a perdu

« L'ASPTT, c'était sensiblement le même nombre et la situation sportive n'était pas exceptionnelle. Mais si on regarde aujourd'hui, avec la Berrichonne basket qui reste seule (NDLR, il y a deux ans, le club castelroussin, longtemps féminin, a absorbé le CBC-36, né de la fusion de l'Entente et de l'ASPTT) sur l'agglomération, il n'y a plus que 120 licenciés (NDLR, un peu plus lorsque toutes les licences auront été validées). C'est une perte importante pour le basket départemental. » Alain Pascaud évoque un autre exemple qui a abouti aux mêmes effets avec la fusion entre la section natation de l'ASPTT et les Enfants de Neptune qui a donné le Nautic club castelroussin.

Alors pas question pour le dirigeant de voir son club continuer à se désagréger : « J'ai mis en avant en conseil d'administration (CA) qu'il n'était pas question de fusion au tennis. La section fonctionne très bien avec ses 230 licenciés, il y a une bonne école avec des porte-drapeaux de talent. La situation financière est saine et nous disposons d'installations qui tiennent la route. »

A ce sujet, d'ailleurs, Alain Pascaud juge que lesdites installations du complexe sportif de la rue de la Vallée aux Prêtres sont sans doute l'enjeu du projet de fusion. L'Entente, installée dans le quartier Beaulieu, est certes en grande forme et dispose d'une belle vitrine avec son équipe fanion en Nationale 2 féminine et ses garçons en Nationale 3. Mais à l'ombre des petits immeubles de Beaulieu, l'Entente est exsangue dans ses murs. Alain Paillet place pourtant ailleurs la motivation d'une fusion entre les deux clubs : « C'est le devenir de l'Entente et de l'ASPTT tennis qui nous importe. Je ne suis pas alarmiste, mais on ne sait pas où l'on va en termes d'aides des collectivités. La réalité sportive et économique, l'envie aussi, celle de Jean-Pierre et la mienne, motivent ce projet. »

Seul le CA décide

« De toute manière, il faut bien comprendre que les sections de l'ASPTT Châteauroux n'ont aucune existence juridique. Tout projet doit passer en CA. C'est la démarche logique, répond en écho Alain Pascaud. Or moi, ce Monsieur Paillet, je ne le connais pas, je ne l'ai jamais vu. Je lui ai serré la main deux trois fois, mais c'est tout. La moindre des choses, s'il a un projet, c'est qu'il me rencontre. Alors cette fusion, personne ne peut me l'imposer et j'ai un CA derrière moi. »

Historiquement parlant, l'ASPTT Châteauroux, qui fêtera ses 70 ans l'an prochain, a vu quelques-unes de ses sections disparaître : le triathlon, le football, le VTT. L'air du temps a également eu raison du basket et de la natation, donc. Pas question d'ajouter une ligne de plus à cette liste déjà trop longue au goût d'Alain Pascaud.

« Le plus embêtant, c'est que cette histoire de fusion m'est revenue par rumeur... J'ai déjà donné mon avis en CA et je le redonnerai. Peut-être serais-je mis en minorité, mais c'est bien le CA qui décidera de cette fusion ou pas. C'est statutaire ! Et puis au niveau de la ville et du quartier de Touvent et Grandchamps, je pense que l'ASPTT a parfaitement rempli sa mission de développement social... »

Pour rappel, le tennis à Châteauroux, c'est actuellement trois clubs : l'ASPTT, l'Entente et la Berrichonne. Les deux premiers semblent vouloir passer à la vitesse supérieure. Mais lorsque l'on demande à Alain Paillet si le troisième sera associé au projet de fusion, il répond : « Joker ! »



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