José Barbara remporte le rallye de l’Indre sur sa Subaru Impreza. En vieux sage.
Le pilote du Touquet a su déjouer les pièges et les problèmes mécaniques pour remporter la 106e victoire scratch de sa très longue carrière !
On peut avoir 67 printemps au compteur et être encore vert pour amasser les lauriers sur un rallye national. José Barbara l’a prouvé ce samedi au volant de sa Subaru Impreza sur les routes du rallye national de l’Indre et des Appellations Valençay. Certes, sa victoire n’aura pas été le fait d’une bagarre de tous les instants, mais le vieux sage nordiste sait bien ce qu’est la course.
Au pied du podium, il résumait ainsi son sentiment : « Dommage que Knapick et Longépé aient abandonné si tôt, mais c’est la course ! J’ai déjà connu ça par le passé, d’être obligé de rendre les armes alors que je menais. J’ai bien géré à partir de leurs abandons. Et c’est un peu une revanche sur le passé parce que j’étais déjà venu ici il y a environ quinze ans avec ma BMW M3 et j’avais fini 2e ou 3e seulement. Je m’étais promis que je reviendrai pour gagner. C’est chose faite ! »
Partir trop vite ne sert pas
Gérer une course est une science qui demande beaucoup de précision. Il faut savoir tenir un rythme élevé, sans prendre de risques pour autant, ce qui n’est pas si simple qu’il n’y paraît. Et c’est là que l’expérience sert. Hervé « Knapick » Lemonnier aurait pu faire prévaloir cet argument si l’embrayage de sa 206 WRC n’en avait pas décidé autrement à l’issue de l’ES3. Parti sur un rythme d’enfer, comme Longépé (207 S2000) et le premier leader Fauguet (Mitsubishi Evo 9 groupe A), le Breton devait abandonner avant même la fin de la matinée. Fauguet était déjà out (mécanique) et Longépé allait suivre (mécanique).
La balade de santé de Barbara pouvait alors commencer. D’autant plus que Michel Morin (Mitsubishi Evo 7 groupe N), le licencié de l’ASA La Châtre, voyait ses efforts réduits à néant à cause d’une durite de turbo farceuse (14 minutes perdues dans l’ES2). « On s’était fait une frayeur dans l’ES1, avec un 360° devant la mairie de Bouges, heureusement sans conséquence. Mais là, on s’est pris une panne à deux francs six sous ! Un truc qui n’arrive jamais !!! Coup de chance, on avait un rouleau de scotch dans la voiture sinon on abandonnait nous aussi. A partir de là, on s’est dit qu’on allait faire tous les scratches. Au final, on s’est bien amusés avec mon nouveau copilote, Vincent Denis. La voiture est vraiment magique et on a pris un pied d’enfer tous les deux ! » Dommage que ce baroud d’honneur ne lui ait rapporté au final que la 3e place de la classe N4 et la 36e place au général.
Nicolas Ricourt 6e
Le meilleur des locaux aura été finalement Nicolas Ricourt (C2 R2 S1600) qui a récupéré la 6e place après avoir rêvé au podium. Une erreur dans l’ES7 (« une glissade rattrapée par miracle sans rien toucher juste avant l’arrivée de la spéciale », confiait-il en souriant) et un concurrent plus lent qui le gêne dans l’ES8 lui auront coûté un meilleur résultat. « Mais je suis hyper satisfait et un peu frustré du résultat. C’était pas mal pour quelqu’un qui n’avait pas roulé depuis un an et demi ! »
Quant à Yvan, son père qui reprenait du service sur la 206 RC après onze ans passés loin d’un volant, il n’aura pas eu plus de chance. Parti sur un bon rythme, il devait capituler, moteur explosé (bielle) juste avant l’entrée de Veuil… un village dont il a longtemps été le maire. Ce Rallye national de l’Indre et Appellations Valençay 2011 aura vraiment été impitoyable !
CLASSEMENTS :
1er Barbara/Barbara (Subaru Impreza) en 55’42’’6 (1er A8W) ; 2 Bernollin/Charbonnier (306 S16) à 1’25’’5 (1er F2000/14) ; 3 Mortier/Grech (Subaru GT) à 1’30’’6 ; 4 Genestet/Valle à 2’08’’2 (1er N3) ; 5 Sauteur/Versaveau (Clio RS) à 2’18’’2 ; 6 Ricourt/Marot (C2 R2 S1600) à 2’36’’4 (1er A6K) ; 7 Porcher/Porcher (Clio Ragnotti) à 2’43’’2 ; 8 Mesnager/Quinchard (Saxo VTS) à 3’24’’2 (1er N2) ; 9 Harnois/Pichon (Saxo VTS) à 3’35’’5 ; 10 Lefebvre/Verschaffel (Clio RS) à 3’50’’3 ; 11 Ticot/Brisset (Saxo VTS) à 4’11’’1 ; 12 Charloton/Sauce (Subaru Impreza WRX) à 4’24’’6 (1er N4) ; 13 Grégeac/Mazard (106 S16) à 4’24’’6 (1er A6) ; 14 Lamouret/Delpech (Saxo VTS) à 4’46’’8 (1er F2000/13) ; 15 Ripault/Denis (C2 R2 Max) à 5’12’’3 (1er R2) ; 16 Blayon/Giraud (206 RC) à 5’21’’6 (1er A7) ; 27 Ricou/Beauchaud (106 Xsi) à 7’03’’5 (1er FN1) ; 29 Pelourde/Globez (205) à 7’30’’5 (1er F2000/12) ; 33 Brunerie/Brunerie (106 Xsi) à 8’02’’0 (1er FA5K) ; 40 Launay/Vincelot (205) à 9’35’’9 (1er F2000/11) ; 44 Duponchel/Turpin (BMW 3.25i) à 12’28’’4 (1er Z15)… (82 partants, 52 classés).
Meilleurs performeurs: Morin (6 scratches), Fauguet (1), Knapick (1)
Leaders successifs: Fauguet (ES1), Knapick (ES2-3), Barbara (ES4-8, arrivée).
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