BerrySports.net myBerrySports.net Join us in Facebook ! Join us in Twitter !
La question de la semaine
Selon vous, le RACC parviendra-t-il à se maintenir en Fédérale 2 ?:

BERRICHONNE : UN PROJET ET UNE IDENTITÉ

Jean-François Mémin a dévoilé le projet sportif de la Berrichonne
© Nicolas Tavarès

Les dirigeants de la Berrichonne de Châteauroux ont dévoilé leur projet sportif et les objectifs de la saison 2010-2011. Jean-François Mémin souhaite passer la surmultipliée pour que son club devienne une place forte. Salim Chemali, lui, arrive pour donner de la cohérence à l'ensemble.

« Je terminerais par ce slogan qui m'est cher : ''la Berrichonne, c'est aussi le basket !'' » L'antienne colle à Jean-François Mémin, le président du club. Elle va l'accompagner encore longtemps, car il la répète à l'envi, et mardi soir encore à l'occasion de la présentation de la saison : « Ce soir (mardi), nous allons faire un état des lieux et une présentation. L'état des lieux, justement, c'est ce nouveau parquet qui vient d'être terminé juste à temps pour être homologué. Cela démontre que la municipalité a décidé de dédier cette salle (Valère Fourneau) au basket. »

Alors, Jean-François Mémin et son conseil d'administration ont décidé de s'accaparer les lieux, quitte à froisser les gens de l'ASPTT Châteauroux. « Historiquement, c'est vrai, le gymnase Valère Fourneau, c'est l'ASPTT. Mais il va falloir que les gens sachent que désormais, le basket, c'est à Valère Fourneau. »

Le ton est ferme. Il traduit cette quête d'identité après laquelle court la Berrichonne depuis la fusion avec le CBC 36. « J'ai fait ce constat qu'il en fallait une véritable (identité). Jusqu'à il n'y a pas si longtemps, les garçons c'était le CBC, lui-même né d'une fusion entre l'ASPTT et l'Entente. La Berrichonne, c'était les filles... » Alors, Jean-François Mémin a réclamé à la municipalité une signalétique pour que chacun, dans Châteauroux, sache où la Berri a élu domicile.

Exsangue au coeur de l'hiver, — « depuis deux trois saisons, la dette s'accumulait et Tony Mikic (NDLR, l'entraîneur remercié en décembre 2009) a été un dommage collatéral » explique Nathalie Moreau, vice-présidente –, la Berrichonne s'est refait une santé financière. On cherche à passer à d'autres sujets, finalement Jean-François Mémin se résout à dire : « Mikic a fait exploser cette dette. Nous étions au bord du dépôt de bilan. Nous avons mis en place un plan de remboursement avec la banque. Aujourd'hui, un tiers de la dette (50.000€) a été remboursée parce que la gestion est plus saine et rigoureuse. »

Et en coulisse, pour que le projet sportif soit à la hauteur des ambitions affichées, Salim Chemali a été débauché de l'US le Poinçonnet pour donner corps à l'ensemble. Le technicien franco-libanais aura donc la mission de mettre en ordre de marche tous les éducateurs de la Berri, en intervenant encore un peu sur l'USP qui apparaîtra en entente dans les jeunes catégories. « Pour faire vivre le club, nous aurons une équipe dirigeante solidaire. Ce sera une famille et non un empilement d'égo » assène le président.

Ce sera une famille

Tout au long de l'été, même lorsqu'il demeurait loin du Berry, là-bas au Liban, Salim Chemali a donc oeuvré pour « aller vers l'excellence. » C'est d'ailleurs le nom de l'un des chapitres du projet club que l'entraîneur connait sur le bout des doigts. Il évoque évidemment la vitrine de la Berri, son équipe de Nationale 3 dans laquelle ont été recrutés des éléments de valeur (Diakité, Aunis, Brahmi, Siotène). La plupart auront à coeur de défendre le maillot comme on dit communément, mais ils s'investiront également dans la bonne marche du club. Auprès des jeunes, notamment, sur lesquels Salim Chemali a bâti l'essentiel de son projet.

Mais pour en revenir aux seniors, ils auront, pour la plupart, un domaine d'intervention. Lamine Diakité tiendra le rôle de coordinateur entre le staff technique, les joueurs et les dirigeants. Maël Aunis et d'autres encadreront la découverte basket auprès des plus jeunes. Dans le staff, Mathieu Tétrel, jusque-là coach de la réserve (PNM) cède sa place à Julien Perot pour mener à bien le dossier de la labélisation de l'école de basket, un dossier essentiel à écouter Salim Chemali. « Nous avons un projet ambitieux. Il faut mettre les bonnes personnes aux bons endroits pour être proche de l'idéal. Il doit y avoir une vraie transversalité entre les différentes équipes. »

Les contours exacts du projet ne sont pas tous dessinés. La Berrichonne en est encore à l'heure de la consultation. En revanche, les choses sont désormais très claires à la tête de l'équipe fanion : Thierry Obouh-Fégué sera le coach, « et ils seront tous les deux sur le banc avec Salim Chemali » prévient Jean-François Mémin. Persuadé que l'on cherche à discerner un début de mésentente entre les deux hommes, Chemali se met sur la défensive pour expliquer : « L'alchimie, les garçons l'auront sur le terrain. Avec Thierry, nous travaillons pour que ça se passe bien. Moi, je tiens à garder un oeil neutre. A Clermont (NDLR, lors du premier match de préparation), nous ne nous sommes pas posé la question. Il faut simplement que les joueurs comprennent qu'il y a deux personnes au-dessus d'eux. Point. »

« Le gueulard et la sagesse »

Mathieu Meyze évoque simplement « un Salim plus expansif et un Thierry plus calme... » Lamine Diakité, pour sa part, découvre le duo : « Dans le basket, il y a toujours eu deux coachs sur le banc. L'un est plus gueulard (Salim) et l'autre a la sagesse. Ils se complètent bien. » Plus détendu, Salim Chemali reprend : « La grande bataille, avant les vacances, a été de conserver ce groupe. Il y a eu un départ regrettable, celui de Thierno Niasse. Mais conserver tout le monde a été une grande satisfaction. Et ce n'était pourtant pas gagné. Ensuite, il a fallu recruter intelligemment et on l'a fait ensemble avec Thierry. On prépare les séances ensemble, mais on les aborde différemment. Mais venez assister à une séance, vous verrez bien ! »

Thierry Obouh Fégué intervient alors : « Nous avons d'abord fait le bilan sur les matchs retour que j'ai dirigés la saison dernière. On s'est rendu compte qu'il fallait poser le jeu. Maintenant, il faut donner un esprit club, avoir la culture de la tradition. » Avec une ambition avouée : le haut de tableau. Obouh Fégué rectifie : « Le Top 5... » Salim Chemali, lui, annonce : « Moi je dis qu'il faut viser le plus haut possible et essayer de tirer le maximum de ce groupe. Dire de celui-ci qu'il vise seulement le maintien, ce serait faire de la langue de bois. »

« Mais on préfère annoncer des objectifs raisonnables plutôt que de viser trop haut et être ensuite attendu par les autres équipes à chaque fois qu'on se déplacera » glisse Thierry Obouh Fégué.

Une certitude s'impose déjà, cette Berrichonne a qui son président entend conférer une identité, va partir au combat avec l'eau et le feu à sa tête.

Quand Jean-François Mémin évoque le gymnase Valère Fourneau



Fil Info basket

Fil Info général

Syndiquer le contenu
23/01 Natation Le NCC au top