Les 100km des étangs de Sologne ont tenu en haleine des spécialistes de grand fond venus de toute la France. Une belle répétition en attendant les championnats de France de la discipline l'année prochaine.
Des dinosaures, voilà comment on pourrait qualifier les trois énergumènes organisateurs des Cent kilomètres des étangs de Sologne. Trois espèces de joyeux drilles complètement barges de fond et de grand fond. À la limite, si les compétitions d’ultramarathon se disputaient dans la fosse des Mariannes, ils seraient capables d’entrer dans les bas fonds.
Samedi matin, à l’heure où le laitier n’est pas encore passé, ils ont lancé près de deux cents athlètes sur les routes solognotes pour la neuvième édition des cent kilomètres des étangs de Sologne et la deuxième du cinquante kilomètres de la Sologne des rivières. Et, à l’arrivée, un peu plus de trois heures plus tard pour la plus courte distance, le pari une fois de plus était quasiment gagné.
Au final de cette course un peu folle, des sourires, des ampoules, des crampes et des chronos dans une ambiance que n’auraient pas renié les « vieux » Spiridonniens, ces coureurs à pied dont la devise est « la course d'accord, mais la fête d’abord ».
Et dans tout ça des Berrichonnes aux anges à l’image d’Agnès Deleume (US Berry) dont c’était la première tentative dans ce monde si particulier au-delà du marathon. Un temps de 8h54’01 qui lui a permis de battre le record du Cher et de remporter la course féminine.
Devant elle, huit hommes seulement, dont quatre en moins de huit heures. Bon, d’accord, en dehors des filles de l’US Berry, pas de Berrichons hormis sur le cinquante bornes.
Sur cette course, derrière l’International Christophe Buquet (Vernon) on retrouve le gars de Foëcy, Pascal Monmarteau en deuxième position. Ensuite, ben deux gars de la Berrichonne, Challe et Dubreuil aux vingt-trois et vingt-quatrième place.
Ça fait peu au bilan mais comme, au total, plus de soixante départements étaient représentés, les gaziers organisateurs étaient contents… en attendant que les cadors, les Indriens, les Chèriens et tous les autres ne viennent pour disputer le championnat de France, en 2011, le dernier week-end du mois d’août.
Au soir de la compétition, Christian Noir, Philippe Gaveau et Fabrice Simoes essuyaient leur sueur avec l’une des nombreuses éponges non utilisées par les coureurs… quant à éponger leur soif, ce serait pour plus tard.
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