Le Grand Prix de Division 1 fait étape à Tours, dimanche. Le TCC 36, toujours deuxième du championnat de France des clubs derrière Poissy craint la charge de Beauvais et Montpellier. Et la perspective des prochains mondiaux courte distance pose quelques soucis à Gérald Fortuit, obligé d'en passer par des choix cornéliens et de trancher entre Julie Nivoix et Alexandra Cassan-Ferrier.
C'est une manche « régionale » du Grand Prix de Division 1 que Gérald Fortuit attendait depuis longtemps. Au sortir d'une étape parisienne, courant juillet, où le TCC 36 était passé à côté de son sujet, le président castelroussin misait beaucoup sur le Grand Prix de Tours qui se court dimanche.
Seulement aujourd'hui, le voilà contraint de faire avec les ambitions de ses meilleures triathlètes, tournées vers les prochains championnats du monde courte distance, à Budapest dans quinze jours.
Résultat, depuis quelque temps, Gérald Fortuit sait qu'il ne peut compter sur Mélanie Annaheim, « qui a déjà couru cinq week-ends de suite et est très fatiguée ». Idem pour Daniela Ryf que son entraîneur prépare pour Budapest, elle aussi. La Sud-africaine Kate Roberts aurait dû être de la partie, mais le big boss du TCC 36 a appris, lundi, que la belle s'était blessée dans les championnats du monde sprint à Lausanne.
Il avait donc rappelé l'Allemande Svenja Bazlen en renfort, mais des soucis personnels la retiennent dans son pays. Céline Schärer, quant à elle, a prévu de s'aligner à Almere (Pays-Bas), une manche de Coupe d'Europe. « Ruth Nivon, elle, avait prévenu depuis longtemps qu'elle serait disponible à partir de la finale à La Baule en septembre. »
Forcément, on a vu meilleures conditions pour appréhender une étape décisive. Mais le TCC 36 peut encore compter sur un trio de pointe relativement compétitif avec Magali Di Marco, la chef de file suisse, l'Américaine Alicia Kaye et l'Allemande Ricarda Lisk. Si on y ajoute la Costaricienne Alia Cardinale, Châteauroux peut encore prétendre jouer un rôle certain.
Budapest les retient
« Mais lorsque je vois les équipes engagées par Montpellier et Beauvais, j'ai peur, reconnaît Gérald Fortuit. Même Poissy ne pourra rivaliser face à eux. Alors, j'ai fait les comptes. Si l'on termine troisième, on devrait encore accrocher le podium. Si on prend la quatrième place, alors là, on tombera à la quatrième place du classement, mais avec le podium qui restera jouable à condition de tout casser à La Baule. Enfin le bilan de tout ça, c'est qu'en deux manches on passerait de la première à la quatrième place ! Je n'ai jamais vu une saison comme celle-ci ! »
Le problème est épineux, on en convient. De la réussite du TCC 36 dépendra donc du cinquième élément, à savoir Julie Nivoix ou Alexandra Cassan-Ferrier. Le coach doit en effet désigner parmi les deux jeunes triathlètes celle qui pourra partir à la pêche aux points et celle qui bénéficiera d'une wild-card en tant qu'espoir. La course sera la même. Pas les enjeux.
« J'attends d'avoir des infos de Pierre Pompili, l'entraîneur des Suissesses qui est également celui de Julie afin qu'il me dise si elle est fiable pour Tours. Elle est nageuse, elle ne devrait pas sortir loin du paquet de tête. Alexandra, elle, est une vraie coureuse à pied, on l'a vu à Paris, mais les manches de Grand Prix ne sont malheureusement pas toutes dans la même configuration. »
Gérald Fortuit est donc dans une drôle de situation : choisir entre deux demoiselles sur lesquelles il mise beaucoup pour l'avenir et sans doute faire une déçue. « Il nous faut des points et donc, c'est clair. Ça risque de se régler en tête à tête à trois pour faire un choix. » Le triathlon, on vous le dit, c'est cornélien.
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